Arbuste et baie sauvage comestible

Arbuste et baie sauvage comestible

1 mai 2019 Non Par admin
Arbuste et baie sauvage comestible
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La nature recèle encore une grande richesse de fruits sauvages, mais ne peut les cueillir que dans les prai­ries et forêts encore peu polluées on évitera donc les bordures des voies à grande circulation, la proxi­mité des usines et des champs culti­ves de manière conventionnelle. Aujourd’hui l’irradiation globale due à la catastrophe de Tchernobyl, il devient difficile de se baiser pour que l’on puisse cueillir des baies sauvages sans arrière-pensée.

Les plantes ont leurs endroits préfé­rés. Elles apprécient l’orée des bois les haies, les pâturages et les hautes futaies. Pendant la cueillette on veillera à ne pas endommager les plantes, ni les déraciner. Si trouve des buissons ou des arbres ‘soles, ne pas cueillir tous les fruits mais en laisser aux oiseaux et aux petits animaux

Un vieil adage affirme en outre ne faut pas ramasser les fruits tom­bes par inadvertance, car Ils peu­vent etre abîmés et se détériorer rapidement.

La période de maturité des fruits varie selon la zone climatique et l’alti­tude. Les premières à apparaître sont les fraises des bois, déjà mûres à la fin du printemps, alors que les framboises, les merises et es myrtilles annoncent l’arrivée de ‘ Au mois d’août, la nature re­gorge de richesses, offrant en plus des airelles, des baies de sorbier de sureau et de roncier, communément appelées mûres. L’automne apporte les baies d’argousier, d’aubépine, d’églantier, d’épine-vinette et les nèfles. Les dernières à appa­raître sont les prunelles, bénéficiant de la première gelée si elles ne poussent pas trop au sud, où elles sont d’ailleurs bien plus sucrées.

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Il faut attendre que les fruits sauvages soient mûrs pour les cueillir puis les mettre dans la passoire et profiter ainsi pleinement de leurs vitamines et sels minéraux. On récoltera que ceux que l’on con­somme tout de suite ou que l’on veut traiter, car les fruits sauvages les baies en particulier ne se conservent pas longtemps. Il faut les placer rapidement au réfrigéra­teur. Les baies que l’on consomme crues se congèlent très bien. On les laissera décongeler doucement à température ambiante. La meilleure façon de préserver les saveurs intenses et caractéristiques des fruits sauvages est d’en faire des confitures ou gelées. Celles-ci sont trop âcres ou trop acides ga­gnent en finesse si on les mélange à des pommes ou à des poires.

Fruit rouge espèces représentatives

Baie de roncier (couramment appelée mûre)

Fruit de la ronce des haies, plante sauvage épineuse très ré­pandue. Les espèces cultivées n’ont souvent plus d’épines, donnent des récoltes régulières et de gros fruits juteux dont la couleur va du rouge au noir. Crue ou cuite, en gelée ou sor­bet, les mûres sont très aromatiques et contiennent beaucoup de provitamine A et de fer. Les feuilles du roncier font d’excel­lentes tisanes dépuratives.

Fraise

Il en existe d’innombrables variétés, répandues dans le monde entier. On la rencontre aussi à l’état sauvage : elle a alors des fruits minuscules mais très savoureux. Exquise mangée crue, elle sert aussi à de nombreuses préparations.

Myrtille

La myrtille fait partie de la famille des bruyères (éricacées). Elle aime donc les sols acides et pousse dans les forêts de coni­fères et les landes, souvent dans les régions montagneuses. Les petites baies d’un bleu sombre sont couvertes d’une pelli­cule cireuse, la pruine, et renferment un colorant, la myrtille, dont qn dit qu’il est antianémique. Laborieuses à récolter, elles ont cependant de nornbreuses vertus thérapeutiques, surtout pour les yeux et l’intestin. Elles sont délicieuses crues, en sorbet, en garniture de tarte du de gâteau en liqueur

Framboise

Très répandue dans l’hémisphère Nord, on la trouve aussi  dans le commerce, et elle existe en de multiples variétés. La framboise jaune ne pousse que dans les jardins. La framboi­se mûre se détache très facilement. Sa teneur en minéraux et ses acides vivifiants lui confèrent de grandes vertus diété­tiques. Les framboises ont une saveur exquise mais il faut les consommer ou les préparer. Le plus rapidement possible, car elles s’écrasent facilement. Elles sont très bonnes crues ou en sauces, remuées à froid, et se laissent bien congeler.

Sureau

Arbuste spontané très répandu en Europe et en Asie, le sureau porte des grappes de fruits violets-noirs ; on le cultive égale­ment de nos jours. Les baies vertes ont la réputation d’être toxiques, mais on peut les manger crues quand elles sont» mûres, bien qu’on les consomme surtout cuites, en gelées,*en jus, dans du vin ou des liqueurs. Les fleurs donnent un excel­lent sorbet, on peut les tremper dans la pâte et les faire frire ou les utiliser en tisane contre les refroidissements.

Groseille blanche, groseille rouge

Originaire des régions septentrionales, où l’on apprécie leur fraîcheur acidulée. Elles contiennent beaucoup de vitamine C. Les variétés blanches sont plus douces et plus sucrées. Les baies aromatiques sont délicieuses crues en salade de fruits, ou cuites en compote, gelée, sirop et sur des tartes.

Cassis

Parent proche des groseilles rouges et blanches  on l’appel­le d’ailleurs « groseille noire » , il se plaît aussi dans les ré­gions chaudes. Il est caractérisé par sa teneur élevée en sels minéraux et en vitamine C, et son jus est un élixir de santé. Les baies s’oxydent très vite, justement à cause de leur teneur en vitamine C. Il faut donc les consommer, les préparer ou les congeler immédiatement après la cueillette. Le cassis possède un arôme caractéristique, il est très bon cru quand il est mûr, et délicieux en sorbet, en gelée, en sirop et en liqueur.

Groseille josta

Variété hybride, née du croisement de cassis et de groseilles à maquereaux. Les grosses baies lisses poussent par deux dans des buissons sans épines, et possèdent une saveur douce de groseille à maquereaux, avec un écho de cassis. Elles donnent une  confiture excellente.

Framboise de Logan

Due au croisement fortuit d’un framboisier et d’un roncier dans le jardin du juge Logan, en 1831 en Californie, elle s’est répandue rapidement et est aussi populaire en Angle­terre. Les fruits sont plus grands et plus longs que ceux du framboisier, et rouge sombre quand ils sont mûrs. Acidité marquée, goût intense. Très juteuse, elle reste ferme à la cuisson. On en fait pour cette raison d’excellentes gelées et confitures. On la récolte au mois d’août.

Mûre

La véritable mûre, à ne pas confondre avec le fruit de la ronce des haies, n’est pas une baie. Elle-est le fruit d’un arbuste à croissance lente, le mûrier, de la 4mille des moracées, qui compte aussi la figue, le chanvre et le houblon. La mûre res­semble à la baie de roncier par sa taille et sa couleur. De sa­veur légèrerpent acidulée et fine, elle peut être consommée crue ou cuite, en jus, en confitures ou séchée.

Airelle

Petite baie rouge vif quand elle est mûre. De saveur âcre, elle contient de nombreux principes nutritifs et divers acides dont l’acide benzoïque, à l’effet anti-rhumatisme. Elle fait partie de la famille des éricacées, et on la trouve dans la bruyère et la lande, surtout dans le Nord de l’Europe. Elle peut être préparée en gelée, compote ou sauce, et avec d’autres fruits comme les pommes et les poires. Elle accom­pagne traditionnellement le gibier.

Baie d’argousier

L’argousier est un arbuste sauvage dans de nombreuses régions de l’hémisphère Nord. Il préfère les zones hu­mides et littorales. De nombreuses épines, longues et pointues, défendent les petits fruits orange ou rouges, qui contiennent de nombreuses vitamines, surtout de la vita­mine C. Leur jus a donc des vertus diététiques certaines et on le trouve dans le commerce. On en fait d’excellentes confitures et gelées, seules ou mélangées avec des fruits à pépins comme l’orange.

Groseille à maquereau

Les Anglais en ont cultivé de nombreuses variétés et les utili­sent fréquemment, mais la groseille à épine (ou groseille à ma­quereau, car on la servait autrefois avec ce poisson) a vu le jour en Asie mineure et au Maghreb. Plus elle est mûre, plus elle est riche en minéraux et en vitamine C. Les variétés jaunes et rouges sont délicieuses crues, les vertes, plus fermes et acides, ne sont bonnes qu’en confitures.

Baie de sorbier

Eruit du sorbier, un arbuste spontané répandu en Europe et en Asie mineure, et que l’on cultive aussi comme plante décorati­ve. Les petites baies rouge-orange, souvent ovales, poussent en grappes. Elles sont extrêmement riches en vitamine C et ont des propriétés anti-inflammatoires. Elles ne-sont pas comestibles crues à cause de leur amertume et des tanins qu’elles  contiennent, mais donnent une bonne compote et des gelées pour accompagner le gibier, ainsi que du sirop contre la toux. On peut aussi les mélanger à d’autres fruits.

Raisin

Un des fruits les plus appréciés. La vigne est cultivé dans le monde entier, surtout pour le vin. On réserve un dixième des cépages au raisin de table, celui-ci étant alors choisi en fonction de l’aspect de la grappe et du goût des baies. Cueilli mûr, le raisin ne contient pas seule­ment du fructose rapidement assimilable mais aussi beaucoup de vitamines, minéraux, tanins et acides, qui vi­vifient, désintoxiquent et fortifient. On peut le manger tel quel du encore l’incorporer à la salade de fruits, ou boire son jus non fermenté. Il faut toujours laver le raisin à l’eau tiède, même celui issu de l’agriculture biologique. Le raisin trop mûr est séché et entre dans la composition de nom­breux desserts. Veiller à ce qu’il ne soit pas conservé à l’anhydride sulfureux.

Fruit rouge sauvage

En Europe, cette petite plante vivace est un pur pro­duit de l’industrie agro-alimentaire. Elle est en par­tie cultivée en serres chauffées, ce qui la rend très fragile et nécessite l’intervention de produits chi­miques. En outre, il est tout à fait courant au sein de l’Union européenne d’irradier les fruits pour les conserver, ce qui entre autres effets réduit for­tement leur teneur en vitamines. Et si les engrais artificiels et l’irrigation ont amélioré les rendements, ils ont presque éliminé le véritable goût des fraises. Il y a donc de bonnes raisons de consommer des fraises issues de l’agriculture biologique.

Les agriculteurs bio veillent à ce que la plante puisse se développer selon le rythme naturel des saisons : au printemps, elle ne croît que lentement, avec peu de feuilles et sa floraison est importante par rapport à sa taille. La récolte les fraises sont les premiers fruits de la saison se fait en mai, juin et durant la première semaine de juillet.

Origine de la fraise gariguette

Le fraisier souffre beaucoup au moment de la ré­colte et il est sensible aux maladies et aux para­sites. Le feuillage ne se développe vraiment qu’après la cueillette, au point qu’il est difficile de distinguer les sillons entre les rangées. A cette époque, on peut voir se préparer la prochaine floraison. Durant cette phase, la plante a besoin d’être engraissée à la poudre de corne ou au fu­mier de vaches bien composté. Les fraises comme les framboises d’ailleurs apprécient tout apport d’engrais organique, et c’est logique, car elles sont originaires de la forêt où le sol est riche en humus.

Après la récolte, certains agriculteurs bio arrosent trois fois les plants de fraisiers, de fumier et de sili­ce de corne, afin que les feuilles se développent bien. En octobre et en novembre, un champ de fraises cultivées selon ces méthodes est rouge vif comme la vigne vierge, couleur que l’on peut ob­server aussi chez les fraises des bois. Les champs de fraises des agriculteurs conventionnels sont beaucoup moins colorés, car les nombreux arro­sages aux herbicides et fongicides empêchent la feuille d’atteindre sa maturité naturelle.

Recolte des fraises gariguette

Il faut souligner que les herbes parasites posent un grave problème ; en raison de leur petite taille et de leur étalement, les plants de fraisier ne peuvent pas les « étouffer ». Il faut donc sarcler et désherber à la main quatre à cinq fois par an. De nombreux agri­culteurs bio effectuant ces opérations respectent le calendrier journalier de Maria Thun. En mai, quand la floraison atteint son apogée, on dispose de la paille hachée entre les rangées de fraisiers, afin que les fruits mûrs et lourds ne pour­rissent pas plus tard au contact du sol. La paille évite aussi les invasions de limaces et d’escargots. Un agriculteur bio expérimenté plante toujours quatre à cinq variétés de fraises pour réduire les pertes le rendement peut varier jusqu’à 200 pour cent en une année. La culture des fraises est donc extrêmement risquée.